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Quartier Palmer
6 rue Louis Pergaud

2021 - 2022

Localisation Cenon

Type Démarche participative et artistique

...

Crédits Claire Lafargue

Equipe | Collectif Jesuisnoirdemonde
| Association C'est carré, médiation culturelle
| Aline Chambras – créatrice sonore
| Eric Blosse – créateur lumière, scénographe
| Claire Lafargue – photographe
| Samuel Enjolras – architecte paysagiste

INTENTIONS Le quartier Palmer, situé sur la commune de Cenon, va d’ici 2025 bénéficier d’un remaillage urbain et paysager, pour offrir davantage de confort, d’ouverture et de mixité entre ses habitants.
Sous la direction de Domofrance, ce projet qui entend réinventer le quartier à travers la réhabilitation d’éléments déjà existants et l’aménagement d’éléments nouveaux, s’apprête à passer par une nécessaire phase de démolition.
Aux numéros 4 et 6 de la rue Louis Pergaud, les résidents vont progressivement quitter leurs appartements, avant que ces deux immeubles ne soient entièrement détruits en 2022.
Autant d’étapes dont les habitants des immeubles et des quartiers voisins, en seront témoins. Ils assisteront à cette profonde métamorphose, au jour le jour.
C’est dans le cadre de ce projet d’aménagement que Sophie Robin, artiste associée du Collectif jesuisnoirdemonde a imaginé un dispositif artistique singulier, sensible, participatif et immersif, en y associant C’est Carré, bureau d’accompagnement en médiation et ingénierie artistique.

Que laisse-t-on de soi lorsqu’on quitte un appartement, un lieu familier où l’on a vécu une partie de sa vie ?
Quelles traces, quelles ondes, quels frémissements ? Qu’a-t-on envie d’emporter, de laisser, de raconter ?
Comment vit-on quand les appartements voisins se vident ?
A quoi ressemble le quotidien ? Comment résonne-t-il entre les murs ? Et au dehors ?

Quatre artistes, une créatrice sonore Aline Chambras, un créateur lumière Eric Blosse, une photographe Claire Lafargue ainsi qu'un architecte paysagiste Samuel Enjolras, et un collectif d’habitants du quartier, répondent à ces questions.
Le point de départ pour la création de l’installation j’habite ici et je vous vois de ma fenêtre…

" Un immeuble, comme un personnage. Un immeuble, dont la fin est proche, sa démolition étant programmée dans les prochains mois. Nous recueillerons le bruit, la lumière, ce qui se laisse entrevoir des fenêtres, des balcons. Nous écouterons la respiration et toutes ces «petites histoires» qui font la vie d’un immeuble. Et alors nous pourrons raconter des histoires, d’un balcon à l’autre, un voyage sonore mis en lumière, une immersion sensible entre documentaire et fiction, dans l’intimité des appartements vides, avant la démolition. Au n°4 et au n°6 rue Louis Pergaud, alors que les locataires auront quitté les 18 appartements, et avant la démolition, nous inviterons le public à une installation sonore, lumineuse et végétale. A la tombée de la nuit, l’immeuble se réveillera, dans un dernier sursaut, un dernier souffle."

J’habite ici et je vous vois de ma fenêtre… est un dispositif artistique qui ne peut exister sans une médiation forte inhérente au projet, et ce, de sa construction à son aboutissement.

LA GRANDE INSTALLATION Le projet « J’habite ici et je vous vois de ma fenêtre .. » veut raconter, inventer, construire une fiction qui prendra corps au cœur des bâtiments du 4 et 6 de la rue Louis Pergaud. Cette histoire particulière s’écrit au fil du temps par nos présences, nos rencontres au sein du quartier et des bâtiments, et de l’appt 1255 du n°4.
Imaginez des voix, des musiques, des bruits qui fusent, en haut en bas, à droite à gauche, des atmosphères surprenantes et des situations incongrues qui cohabitent avec la respiration et le cœur battant d’un bâtiment devenu personnage à part entière. Des éclats de lumière, des symétries et des asymétries de couleur, la végétation qui gagne et met en courbe les lignes du béton. Un claquement de porte nous fait sursauter et se transforme en symphonie, les plantes gagnent les étages à la rencontre d’un ciel étoilé et se propagent en un incendie de lumière. Une série de micros histoires se déroulent dans les étages en façade pendant que les portraits de celles et ceux d’ici, prennent pied dans les fondations du 4 et du 6 de la rue Louis Pergaud, croisent les regards des passants venus rencontrer « la Grande Installation ».

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